Dans les années 1970, la marchandisation croissante du domaine musical amène l'élaboration de produits expressément conçus pour atteindre une popularité maximum dans un temps limité. L'image devient un composant essentiel du mix-marketing des maisons de disques et le marché est alors alimenté régulièrement en « tubes » qui sont fabriqués comme des produits de consommation courante précipitant la dépréciation de la pop en tant que forme musicale. Les années 1980 et 1990 renforceront cette tendance, les maisons de disques assurant la promotion massive d'artistes sélectionnés parfois davantage en fonction de leur apparence physique que pour leurs qualités artistiques. Le clip vidéo qui souligne le style vestimentaire et les capacités chorégraphiques de l'artiste acquiert une importance quasiment égale à celle du morceau. Michael Jackson, adoubé King of pop par les médias, conquiert le statut de superstar incontestable du domaine notamment grâce au soin particulier apporté à la mise en scène de ses morceaux (en particulier l'album Thriller). Madonna (queen of pop) et Mylène Farmer sauront faire usage des mêmes armes. Le terme Queen of pop et King of pop sont aussi venus mettre en avant Madonna et Michael Jackson pour le soulèvement de fans considérable qu'ils ont gagné par leur musique.



